The African banking sector has undergone changes over the past two decades. During the 1980s, the banking sector in Africa was imposed by public banks, subject to restrictive regulations. Financial remission, modernization of institutions and regulations, and globalization have changed the face of financial systems across the region. Furthermore, the literature has identified that competition in the financial sector is important for the stability of the financial system (Boyd at.al, 2009). To this problem, the results obtained by the method of ordinary least squares (OLS) applied to 15 countries of sub-Saharan Africa during the period 2010-2014 showed that the Lerner variable which captures banking competition according to market power explains significantly financial stability with a positive coefficient of 9.96693. This means that when the competition in the banking sector increases by one the financial stability increases by 9.96693. These results corroborate our first “competition-stability” or “concentration-fragility” vision.
## I. INTroDUCtioN
e secteur bancaire africain a connu des changements au cours des deux dernières décennies. Au cours des années 1980, le secteur bancaire en Afrique a été dominé par les banques publiques, soumis à une réglementation restrictive. La libéralisation financière, la modernisation des institutions et des réglementations et la mondialisation ont changé le visage des systèmes financiers dans toute la région. Récemment, la plupart des pays disposent de systèmes financiers plus profonds et plus stables, bien que les problèmes de concentration, de concurrence limitée et de coûts élevés persistent (Beck at.al, 2014) cité par Mohammed (2020).
Une caractéristique commune du secteur bancaire africain est qu'un grand nombre de banques investissent dans des titres d'État au lieu de prêter au secteur privé. Par exemple, en 2011, le crédit au secteur privé représentait en moyenne $78\%$ du produit intérieur brut (PIB) (contre 132, $5\%$ pour les autres marchés émergents d'Asie de l'Est et du Pacifique). Avant la crise financière de 2008, le ratio des liquidités par rapport au total des passifs des banques d'Afrique subsaharienne (ASS) était en moyenne d'environ $30\%$, tandis que celui des autres pays en développement était d'environ $4\%$ (Allen at.al, 2014).
Dans le cadre de la promotion de la concurrence dans les systèmes bancaires africains, les banques transfrontalières jouent un rôle important au cours de la période. Par exemple, la Standard Bank d'Afrique du Sud opère actuellement dans 15 pays d'Afrique subsaharienne. La banque togolaise Ecobank a triplé son réseau d'affiliés en Afrique entre 2000 et 2013, passant de 11 à 32 pays, tandis que la United Bank for Africa (UBA) du Nigeria a étendu sa présence de 1 à 19 pays. La banque marocaine Attijariwafa Bank est présente dans 12 pays africains, et la Banque Marocaine du commerce Extérieur (BMCE) est passée de deux à 18 pays au cours de la même période (Mohammed, 2020).
L'Afrique subsaharienne a connu, ces dernières années, de forts taux de croissance économique, d'importantes réformes menées par différents États et une expansion rapide de sa classe moyenne. Les perspectives de développement de l'Afrique subsaharienne restent prometteuses, la croissance réelle des pays qui la composent étant estimée par le FMI à plus de $4\%$ en 2015, devançant ainsi celle de toutes les autres régions en développement. Toutefois, ce rythme de croissance sera inférieur au taux moyen annuel de 4, $4\%$ enregistré ces deux dernières décennies, étant donné qu'un net ralentissement dans les pays émergents a fait chuter la demande d'exportations de produits de base issues de la région, avec à la clé des effets négatifs immédiats sur les positions extérieures et la situation budgétaire des pays concernés (Bending at. Al, 2016).
Hormis quelques exceptions notables, les systèmes financiers d'Afrique subsaharienne continuent d'accuser un retard de développement. Les secteurs bancaires y sont généralement concentrés et le plus souvent inefficaces en matière d'intermédiation financière. Ils sont limités par leur petite taille. La concurrence demeure modeste, même si elle s'intensifie. Selon la base de données de la Banque mondiale sur l'inclusion financière, seuls $34\%$ des adultes disposaient d'un compte bancaire en Afrique subsaharienne en 2014, contre $24\%$ en 2011. Par conséquent, l'accès au financement en Afrique subsaharienne, certes en progression, demeure parmi les plus faibles au monde et un des principaux obstacles à l'activité et à la croissance des entreprises, surtout des micro-entreprises et des PME. Élément encourageant, les transformations structurelles en cours, notamment l'émergence de groupes bancaires panafricains et des services bancaires mobiles, commencent à stimuler la concurrence, à approfondir les marchés financiers subsahariens et à améliorer l'accès au financement. L'Afrique subsaharienne est un chef de file mondial dans le domaine des comptes d'argent mobile: $2\%$ des adultes sont titulaires d'un compte d'argent mobile dans le monde, alors qu'ils sont $12\%$ en Afrique subsaharienne. L'inclusion financière, si elle reste insuffisante, s'améliore rapidement (Bending at.al, 2016).
Le développement de la concurrence dans les systèmes bancaires en ASS est lié tout d'abord à la taille de chacun de ses marchés. Ainsi, les pays dont le produit intérieur brut (PIB) et la population sont les plus importants sont également les pays les plus concurrentiels. Cette relation peut refléter l'importance des coûts fixes des banques (exigences de capital minimum, dirigeants, installation de succursales en fonction de la densité de la clientèle potentielle) et des économies d'échelle pour assurer la viabilité d'un nombre élevé d'établissements. L'intégration régionale des marchés bancaires apparaît alors comme un objectif important des politiques de développement de la concurrence entre banques, afin de désenclaver les marchés nationaux et encourager la concurrence bancaire. Cette relation se vérifie également dans les deux unions monétaires de la Zone franc, même si, dans ces unions monétaires, les marchés bancaires demeurent cloisonnés et le marché interbancaire peu développé. Si la constitution d'unions bancaires formelles (agrément unique, système prudentiel, système fiscal, etc.) peut faciliter la création de marchés bancaires unifiés, elle ne constitue pas une condition suffisante: la déconcentration doit aller de pair avec une intégration effective des marchés interbancaires, monétaires et financiers et une véritable volonté d'intégration financière, impulsée par les acteurs privés, et soutenue par les autorités publiques (JACOLIN at. al, 2017).
Une concurrence solide dans le secteur bancaire est d'une grande importance économique car elle permet une prestation efficace des services financiers, améliore la qualité des produits financiers et le degré d'innovation financière (Claessens at.al, 2004). En outre, la littérature a identifié six raisons pour lesquelles la concurrence dans le secteur financier est importante: premièrement, pour l'accès des entreprises et des ménages aux services financiers (Beck at. al., 2004); deuxièmement, pour le bon fonctionnement du secteur financier (Claessens at. al, 2005); troisièmement, pour la stabilité du système financier (Boyd at. al, 2009); quatrièmement, pour une gestion efficace des intermédiaires financiers (Berger at. al, 1989); cinquièmement, pour l'amélioration de la transmission de la politique monétaire par le biais des taux du marché interbancaire (van at. al, 2010); et enfin, pour la croissance industrielle et économique globale (Allen at. al, 2004). La concurrence peut stimuler l'innovation, faire baisser les prix et augmenter la qualité des produits et services produits, ce qui à son tour améliore le choix et le bien-être. En outre, Zarutskie (2011) cité par Mohammed (2020) affirme que la concurrence permet aux banques soit de se spécialiser dans certains types de prêts, soit d'améliorer leurs capacités de sélection des emprunteurs dans des segments particuliers du marché du crédit, ce qui leur permet de devenir plus rentables par rapport à leurs concurrents, Dick at. Al, (2010) cité par Mohammed (2020) fournissent des preuves suggérant que la concurrence augmente les capacités de prêt des banques et réduit les défauts de paiement.
En Afrique, la question de la concurrence dans le secteur des services financiers a des effets importants, en particulier sur l'amélioration de l'efficacité productive, la stabilité financière et l'efficacité de la réglementation et de la surveillance. Selon Kasekende at. Al (2009) cité par Mohammed (2020), ces incidences peuvent avoir des retombées positives sur le reste de l'économie, voire d'un pays africain vers le reste du continent. Ainsi, les stratégies de prêt efficaces de certaines banques en réponse à la concurrence augmentent le niveau de rentabilité des banques par rapport à leurs concurrents.
La présence de banques transfrontalières peut accroître la concurrence, ce qui est bénéfique pour la stabilité des banques (Boyd at. al, 2005). Carlson (2004) cité par Mohammed (2020) est d'avis que les banques transfrontalières ont moins de chances de survivre et que la durée de survie est également relativement beaucoup plus courte. L'entrée de banques transfrontalières ou de banques étrangères a plusieurs répercussions sur les pays d'accueil, en particulier les pays d'Afrique subsaharienne (AsS): elle renforce la concurrence interbancaire et garantit une plus grande utilisation des technologies de pointe pour améliorer les compétences et les services des entreprises, élargir l'accès aux services financiers, peut apporter une grande stabilité, améliorer le développement de la surveillance bancaire locale et des réglementations juridiques, accroître la transparence et la disponibilité des capitaux internationaux et stimuler les performances financières et économiques des emprunteurs.
Cette étude vise à étudier dans un premier temps les déterminants de la concurrence bancaire pour acheminer vers les effets de celle-ci sur la stabilité financière de quelques pays en Afrique Subsaharienne.
## II. Revue De La Littérature
Nous allons examiner la littérature théorique et empirique portant sur la relation entre concurrence bancaire et stabilité financière.
### a) Littérature Théorique
L'effet de la concurrence bancaire sur la stabilité financière a fait l'objet des plusieurs débats au cours des deux dernières décennies. Berger at al. (2009) développent une vision neutre qui soutient que la concurrence et la concentration peuvent coexister et peuvent simultanément induire la stabilité ou la fragilité financière. Entre-temps, la crise financière a en outre démontré l'urgente nécessité d'aborder la relation complexe entre la concurrence bancaire et solidité financière (OCDE, 2011). En particulier, des études récentes sur les causes de la crise du crédit ont mis en évidence la déréglementation et la concurrence excessive comme des facteurs qui ont conduit le secteur financier à effondrements aux États-Unis et au Royaume-Uni.
L'effet de la concurrence bancaire sur la stabilité du système financier reste l'un des sujets de recherche et de discussion qui font débat. Cependant, jusqu'à présent, les preuves théoriques et empiriques fournissent des conclusions. D'une part, la vision « concurrence-stabilité » ou « concentration-fragilité» soutient qu'une concurrence bancaire accrue améliore la stabilité du système financier en raison de son effet sur la baisse des taux de prêt réduisant ainsi la probabilité de défaut et par conséquent risque systémique (Boyd et De Nicolo, 2005; Tabak at al., 2012). De plus, un prêt plus élevé les taux peuvent entraîner un aléa moral lorsque les emprunteurs augmentent leurs investissements dans des projets à risque en vue d'améliorer leur capacité à rembourser les prêts (Tabak at al., 2012). Au contraire, la vision « concurrence-fragilité » ou « concentration-stabilité » stipule que la concentration des banques renforce la stabilité du système financier. Ce point de vue soutient que les banques concentrés gagnent des marges bénéficiaires plus élevées, créant ainsi un tampon contre la crise et réduit leurs incitations à investir dans des actifs à risque (Chileshe, 2017), Ceux qui soutiennent l'hypothèse de la « concurrence-stabilité » soutient que les systèmes bancaires concentrés sont plus difficile à surveiller et à réglementer car une grande partie de ces banques s'engagent dans plus des produits complexes, souvent difficiles à contrôler pour les régulateurs (Beck at al., 2006).
Diamond (1984), Ramakrishnan et Thakor (1984), Boyd et Prescott (1986), Williamson (1986), et d'autres montrent que les systèmes bancaires plus concentrés sont composés de grandes banques et que les banques peuvent capitaliser sur les économies d'échelle et de gamme et mieux diversifier leurs portefeuilles (Salma, 2015). Smith (1984) soutient que les relations bancaires peuvent durer plus longtemps dans des environnements moins concurrentiels si les informations sur la distribution de probabilité des besoins de liquidité des déposants sont privées. Par conséquent, plus de concentration et moins de concurrence pourraient réduire le risque de responsabilité et conduire à une plus grande stabilité dans le secteur bancaire (Adalgiso, at. al 2021).
Boot et Greenbaum (1993) at allen et Gale (2000, 2004) cité par (Xiaoqing at. al, 2015), suggèrent que dans un environnement plus concurrentiel, les banques tirent moins de rente informationnelle de leurs relations avec les emprunteurs, ce qui réduit leurs incitations à filtrer correctement les emprunteurs et augmente le risque de fragilité.
### b) Littérature Empirique
Xiaoqing (Maggie) Fu at al. Analysent la concurrence bancaire et la stabilité financière utilisant des données sur 14 économies d'Asie-Pacifique de 2003 à 2009. Leur étude examine l'influence de la concurrence bancaire, de la concentration, de la réglementation et des institutions sur la fragilité de chaque banque, mesurée par la probabilité de faillite et la Z-score. Les résultats suggèrent qu'une plus grande concentration favorise la fragilité financière et que des prix plus bas induit également une exposition au risque bancaire. En outre, rien n'indique que les grandes banques de cette région pourraient mieux diversifier leurs portefeuilles. Enfin, les résultats indiquent qu'un meilleur développement et des exigences strictes en matière de capital améliorent la stabilité financière, tandis que les droits de propriété et l'assurance des dépôts sont associés à une plus grande fragilité bancaire.
Allen N. Berger at al. (2008) étudie l'effet de la concurrence bancaire sur la stabilité dans 23 pays développés. lls régressent les mesures du risque de crédit, risque bancaire et fonds propres bancaires sur plusieurs mesures du pouvoir de marché, ainsi que des indicateurs de l'activité environnement. Les résultats suggèrent que, conformément au point de vue traditionnel « concurrence-fragilité » les banques avec un plus grand pouvoir de marché ont également moins d'exposition à risque. Les données fournissent également un certain soutien pour l'élément de la vision « compétition-stabilité » qui le pouvoir de marché augmente le risque du portefeuille de prêts. Les auteurs montrent que ce risque peut être compensé en partie par des fonds propres plus élevés ratios de fonds propres.
Franco Fiordelisi at al. (2014) examinent le lien entre la concurrence bancaire et la stabilité financière en utilisant la récente crise financière comme cadre. Ils utilisent la variation de la concurrence bancaire au niveau des États et constatent que les banques confrontées à moins de concurrence sont plus susceptibles de s'engager dans des activités risquées, plus susceptibles de faire face à une intervention réglementaire et plus susceptibles d'échouer. En nous concentrant sur le marché immobilier, Ils constatent que les États moins concurrentiels avaient des taux d'approbation de prêts hypothécaires plus élevés, ont connu une plus forte inflation des prix des logements avant la crise et ont connu une baisse plus prononcée des prix des logements pendant la crise. Dans l'ensemble, leur étude est cohérente avec une plus grande concurrence augmentent la stabilité financière.
Jin Q. Jeon at al. (2013) fournissent de nouvelles preuves que la relation entre la concurrence bancaire et la stabilité financière varie en fonction des caractéristiques des banques. En utilisant un échantillon de deux types de banques différentes, les banques commerciales coréennes et les caisses d'épargne mutuelles, ils constatent que la relation non linéaire entre la concurrence et la stabilité des banques commerciales reflète un compromis entre l'effet d'intérêt et l'effet de transfert de risque. Cependant, conformément à Boyd et De Nicolo (2005), la concurrence a un effet positif sur la stabilité des caisses d'épargne mutuelles avec un risque commercial plus élevé et une gouvernance d'entreprise plus faible. Nos résultats ont des implications importantes sur la politique de concurrence bancaire.
Taback at.al, (2012) utilisent les données bancaires de 10 pays d'Amérique latine de 2003 à 2008 et trouvent preuve que la relation entre la concurrence et la prise de risque n'est pas linéaire. C'est-à-dire à la fois haut et bas les niveaux de concurrence augmentent considérablement la stabilité bancaire, alors que l'inverse est vrai dans des conditions modérées.
Beck et al. (2013) étudient la variation entre les pays de la relation entre la concurrence bancaire et la stabilité. Plus précisément, ils étudient comment les caractéristiques réglementaires et institutionnelles hétérogènes affectent cette relation entre les pays. Leur article montre que la concurrence réduit considerablement la stabilité des banques dans les pays avec des restrictions d'activité plus fortes et des environnements de marché plus homogènes. Ils trouvent aussi que la politique d'assurance des dépôts et l'efficacité du partage des informations sur le crédit sont des déterminants importants de la relation négative entre stabilité et concurrence.
Christopher James Hope at al. (2013) explorent la relation entre la concurrence bancaire et la stabilité du secteur financier en utilisant les données 2005-2010 pour dix pays africains. L'étude utilise une méthode généralisée des moments approche de régression des indices de stabilité bancaire - Z-score, ratio de prêts non performants et rendement actifs des banques sur les indices de concurrence bancaire - Lerner-Index, Herfindahl-Hirschman Index total actifs et dépôts totaux de l'indice Herfindahl-Hirschman. Les résultats montrent une relation positive robuste relation entre le pouvoir de marché et la stabilité financière. Ceci suggère sans équivoque qu'il y a un arbitrage entre la concurrence bancaire et la stabilité du secteur financier dans ces pays, selon le vision concurrence-fragilité.
Chileshe at al. (2017) examine l'effet de la concurrence bancaire, de la taille des banques, de la diversification et de capitalisation sur le comportement de prise de risque des banques commerciales à l'aide de données de panel de la Zambie. En outre, l'étude examine l'effet de la capitalisation et de la taille de la banque sur la banque le lien concurrence-stabilité. L'analyse empirique est effectuée en deux étapes. En particulier, les résultats montrent qu'une augmentation du pouvoir de marché réduit le risque de crédit d'une banque tout en augmentant la stabilité globale de la banque. Ces résultats sont cohérents avec les hypothèse de « concentration-stabilité » courante dans certaines publications empiriques. Par ailleurs, la taille et la capitalisation des banques sont associées à une amélioration de la stabilité bancaire alors que le manque de la diversification des revenus réduit la stabilité bancaire. Enfin, les résultats de cette étude indiquent également que les grandes banques bien capitalisées et puissantes sur le marché sont plus stables que les petites et les moins capitalisées.
## III. MÉTHODOLOGIE
Afin de comprendre l'effet de la concurrence bancaire sur la stabilité financière de quelques pays d'Afrique subsaharienne, nous nous sommes référés à la méthodologie et au modèle utilisé par Jin Q. Jeon (2013) dans leur article portant sur « Concurrence bancaire et stabilité financière: Une comparaison entre les banques commerciales et caisses d'épargne mutuelles en Corée ». En utilisant les données de panel, nous allons régresser la variable dépendante sur la variable indépendante et les variables de contrôle. Voici notre modèle:
Stabilitéit ${ \boldsymbol { \mathbf { \mathit { \Phi } } } } = { \boldsymbol { \mathbf { \mathit { \Phi } } } } ( { \boldsymbol { \mathbf { \mathit { \check { \mathbf { \Lambda } } } } } } +$ 1Concurrenceitk $\underline { { \underline { { \mathbf { \Pi } } } } }$ 1NkitXkit+eit
Où i représente les banques et t la période. Nos mesures de stabilité et de concurrence sont discutées plus en détail ci-dessous. X est l'ensemble des N variables de contrôle, y compris les variables spécifiques à la banque et variables liées au marché. Nous effectuons à la fois une analyse OLS et une analyse de panel pour estimer les équations.
Suivant Berger at. al. (2009), nous utilisons le Zindex, le ratio prêts non performants sur prêts bruts (NPL) et le rendement des actifs (ROA) pour mesurer la stabilité financière. L'indice Z est une variable proxy inverse de la probabilité de défaillance de l'entreprise et est donc utilisé comme mesure directe de la stabilité. Il a d'abord été développé par Roy (1952) puis utilisé plus tard dans des études bancaires empiriques par Boyd et al. (2009), Berger et al. (2009) et Turk Ariss (2010), entre autres. Une capitalisation bancaire plus élevée, et donc la stabilité, est représentée par un indice Z plus élevé, avec des bénéfices instables représentés par un indice Z plus faible. Ainsi, une augmentation de l'indice Z indique une plus grande stabilité et une diminution de l'indice Z indique une instabilité. Une variable d'indice est calculée par entreprise sur la période d'échantillonnage. L'indice Z représente le nombre d'écarts types en dessous de la moyenne par lesquels les bénéfices de la banque devraient baisser pour épuiser complètement les fonds propres (Boyd at. al, 2009). Il s'agit d'une mesure de la distance d'une banque à l'insolvabilité et est formellement défini comme (Christopher at. al, 2013):
$$
Z i = = R O A i + c a p i t a l r a t i o i R O A i
$$
où Zi est l'inverse de la probabilité de défaillance (l'indice Z), ROA; est le rendement moyen des actifs sur la période pour la banque i, Captial ratio; est la moyenne de la période des capitaux propres par rapport au total des actifs de la banque i, et σROA; est l'écart type moyen de la période sur le rendements des actifs pour la banque i. La variable proxy NPL est un ratio au niveau de la banque des prêts non performants par rapport au total des prêts. Le taux de non-performance est moyenné sur la période de l'étude, ce qui donne un point de données par banque sur la période d'échantillonnage.
### a) Choix De Quelques Pays d'Afrique Subsaharienne Et Justification De La Période D'étude
Selon (FMI, 2016), ces dernières années, l'accès aux services financiers en Afrique subsaharienne a progressé régulièrement. De nos jours, il est moins souvent nécessaire de parcourir de longues distances pour accéder à des services financiers. Par exemple le Rwanda est le pays qui illustre le mieux la forte augmentation de la part de la population ayant accès à des services financiers: en 2016, $89\%$ de sa population disposaient d'un accès à ces services, contre $75\%$ quatre ans auparavant. La révolution numérique a permis aux abonnés à la téléphonie mobile de réaliser des opérations financières et des transferts d'argent depuis leur téléphone. Les coûts réduits de ces services leur ont laissé un revenu disponible plus important, et ils disposent désormais d'une solution sûre pour stocker des liquidités, même s'ils travaillent dans l'économie informelle.
Le Kenya par exemple bénéficie toujours des avantages de son adoption précoce des services financiers numériques, qui a permis à l'inclusion financière de gagner du terrain. En outre, au Kenya, une part bien plus importante de la population se situe à moins de 5 km d'un « point d'accès à des services financiers » et le pays dispose de bien davantage de points d'accès par personne que les autres pays de la région; en moins de dix ans, l'utilisation de l'argent mobile est passée de zéro à $75\%$ de la population adulte, et le secteur de l'assurance s'est développé, grâce à la classe moyenne émergente du pays. Grâce aux réformes bancaires et aux mutations technologiques, l'environnement bancaire est progressivement devenu plus compétitif.
L'Afrique subsaharienne est, à l'échelle mondiale, la région en développement qui abrite la plus forte proportion de banques sous contrôle étranger (Claessens et van Horen, 2012). L'étroitesse et la faiblesse de la concurrence qui caractérise le nombre de marchés d'Afrique subsaharienne a permis aux banques d'Afrique subsaharienne de mener des activités transfrontalières et de rivaliser avec les banques locales. L'apparition de ces banques africaines régionales dotées d'une claire ambition panafricaine a modifié le paysage bancaire et favorisé la concurrence et l'innovation. Les groupes bancaires régionaux africains ont établi leur siège dans divers pays et certains sont bien implantés dans un grand nombre de pays. Ils sont présents sur de grands marchés bancaires comme l'Angola, le Kenya, le Maroc, le Nigeria et l'Afrique du Sud, mais aussi sur plusieurs marchés de plus petite dimension.
Ainsi dans le cas de notre étude voici les quelques pays dans lequel on pourra tester les déterminants de la concurrence: Benin, Cameroun, Ghana, Kenya, Mali, Maurice, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Sud-Afrique, Tanzanie, Zambie. Le choix de ses pays a été guidé par des changements positifs observés sur le plan financier, économique et d'autres facteurs purement institutionnels au cours de ces dernières années.
Le choix de la période d'étude s'est fait en fonction de la disponibilité des données. Pour notre cas, les données de la variable dépendante sont accessibles durant la période 2010-2014. Ce problème lié à la difficulté de trouver les données à limiter notre champ d'étude pour 5 ans.
#### )La Source Des Données Et Leurs Caractéristiques
L'ensemble de données statistiques à utiliser pour l'estimation des paramètres de notre modèle d'analyse des facteurs déterminants de la concurrence bancaire de quelques pays en Afrique subsaharienne proviennent de la base des données world bank development indicators,).
### c)Les Variables Et Données Du Modèle
. Variable dépendante: Le Z-score
Z-score est utilisé pour gérer la santé financière et stabilité des banques sur le marché.
## i.Variable indépendante: Concurrence Bancaire
Nous utilisons l'indice de Lerner comme variable proxy de la concurrence. Cet indice est utilisé pour mesurer la puissance du marché. Affiche la différence entre le prix de sortie et la marque jusqu'au coût. Un indice de Lerner élevé implique la diminution force concurrentielle dans le secteur bancaire. Voici comment il est calculé:
$$
Lerner_{it} = P_{it} - MC_{it} / P_{it}
$$
i est la banque et t est l'année. P, le prix de sortie du banque, est le ratio du revenu total (revenus d'intérêts et revenus le revenu) à l'actif total. MC, le coût marginal de la banque, dérivé de la fonction de coût translog. L'estimation détaillée du MC se trouve dans l'appendice.
### Variables De Contrôle
- Taux De Concentration Du Secteur (Concentration): Le ratio des cinq grandes banques en premier mesure de la concentration du marché bancaire, défini comme la part de marché totale des cinq plus grandes banques d'un pays donné, selon le crédit total.
- Crédit Fourni Au Secteur Privé (Credifourni): Le crédit intérieur fourni au secteur privé désigne les ressources financières apportées aux ménages et aux entreprises par les entreprises financières sous forme de prêts, d'achats de titres autres que de capital, de crédits commerciaux et autres créances. En outre, dans certains pays, le crédit au secteur privé peut parfois inclure le crédit aux entreprises détenues en partie ou en totalité par l'État.
- Le Ratio Du Capital Bancaire Sur Les Actifs (Bankcapital): le ratio du capital bancaire aux actifs, une mesure de la solvabilité et de la résilience des banques, montre la mesure dans laquelle les banques peuvent faire face à des pertes inattendues. Le capital bancaire comprend les fonds apportés par les propriétaires, les bénéfices non distribués, les réserves générales et spéciales, les provisions et ajustements d'évaluation. Le total
des actifs bancaires comprend tous les actifs non financiers et financiers.
- La Propriété Étrangère Des Banques (Propriete): Pourcentage du nombre de banques étrangères par rapport au nombre total de banques dans une économie. Une banque étrangère est une banque dont $50\%$ ou plus de ses actions sont détenues par des étrangers.
- Taux De Croissance Économique (Croissance): Taux de pourcentage annuel de croissance du PIB aux prix du marché basé sur les devises locales constantes. Les données agrégées sont basées sur les dollars américains constants de 2010. Le PIB est la somme de la valeur ajoutée brute de tous les producteurs résidents d'une économie plus toutes taxes sur les produits et moins les subventions non incluses dans la valeur des produits. Elle est calculée sans effectuer de déductions pour la dépréciation des biens fabriqués ou la perte de valeur ou la dégradation des ressources naturelles.
## IV. EsTimation et RÉSultats
Afin de comprendre l'effet de la concurrence bancaire sur la stabilité financière de quelques pays d'Afrique subsaharienne, nous nous sommes référés à la méthodologie et au modèle utilisé par Jin Q. Jeon (2013) dans leur article portant sur «Concurrence bancaire et stabilité financière: Une comparaison entre les banques commerciales et caisses d'épargne mutuelles en Corée ». En utilisant les données de panel, nous allons régresser la variable dépendante sur la variable indépendante et les variables de contrôle. Voici notre modèle:
$$
\text{Stabiliteit} = \alpha + 1 \text{Concurrenceitk} = 1 \text{NkitXkit} + \text{eit}
$$
### a) Analyse Statistique Des Variables
Les séries utilisées lors de cette analyse sont des données annuelles qui rappellent les évolutions qui ont marqué l'environnement bancaire de quelques pays d'Afrique subsaharienne durant la période 2010-2014. Les propriétés statistiques des variables sont (tableau $n ^ { \circ } 11$ ):
Tableau 1: Les Propriétés Statistiques Des Variables
<table><tr><td></td><td>Z_Score</td><td>Lerner</td><td>Concentration</td><td>Propriete</td><td>Bankcapital</td><td>Creditfourni</td><td>Croissance</td></tr><tr><td>Mean</td><td>14.95287</td><td>0.275165</td><td>82.49719</td><td>59.66667</td><td>8.983354</td><td>27.17913</td><td>5.348057</td></tr><tr><td>Median</td><td>14.66266</td><td>0.271289</td><td>86.80637</td><td>60.00000</td><td>9.221040</td><td>16.33974</td><td>5.098823</td></tr><tr><td>Maximum</td><td>26.75399</td><td>0.468260</td><td>100.0000</td><td>94.00000</td><td>18.70000</td><td>128.8498</td><td>14.04712</td></tr><tr><td>Minimum</td><td>3.868844</td><td>0.000000</td><td>48.65394</td><td>15.00000</td><td>0.000000</td><td>0.000000</td><td>-0.836735</td></tr><tr><td>Std. Dev.</td><td>5.381040</td><td>0.106008</td><td>16.41509</td><td>24.38318</td><td>5.063268</td><td>30.83484</td><td>2.295963</td></tr><tr><td>Skewness</td><td>0.133515</td><td>-0.532132</td><td>-0.484324</td><td>-0.135381</td><td>-0.436130</td><td>2.362506</td><td>0.627968</td></tr><tr><td>Kurtosis</td><td>2.531346</td><td>3.745142</td><td>1.852666</td><td>1.697652</td><td>2.540572</td><td>7.318979</td><td>4.705630</td></tr><tr><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td>Jarque-Bera</td><td>1.091031</td><td>6.329610</td><td>8.454950</td><td>6.635334</td><td>3.644670</td><td>153.6724</td><td>16.82455</td></tr><tr><td>Probability</td><td>0.579543</td><td>0.042222</td><td>0.014589</td><td>0.036237</td><td>0.161648</td><td>0.000000</td><td>0.000222</td></tr><tr><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td>Sum</td><td>1345.759</td><td>24.76489</td><td>7424.747</td><td>5370.000</td><td>808.5018</td><td>2446.122</td><td>481.3251</td></tr><tr><td>Sum Sq. Dev.</td><td>2577.048</td><td>1.000161</td><td>23981.50</td><td>52914.00</td><td>2281.665</td><td>84620.08</td><td>469.1588</td></tr><tr><td>Observations</td><td>90</td><td>90</td><td>90</td><td>90</td><td>90</td><td>90</td><td>90</td></tr></table>
Tableau 2: Matrice De Corrélation
<table><tr><td>Matrice De Corrélation</td><td>Z_Score</td><td>Lerner</td><td>Concentration</td><td>Propriete</td><td>Bankcapital</td><td>Creditfourni</td><td>Croissance</td></tr><tr><td>Z_SCORE</td><td>1.000000</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td>LERNER</td><td>0.0938</td><td>1.000000</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td>CONCENTRATION</td><td>0.0757</td><td>-0.4945</td><td>1.000000</td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td>PROPRIETE</td><td>-0.6076</td><td>0.0529</td><td>-0.0526</td><td>1.000000</td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td>BANKCAPITAL</td><td>0.1937</td><td>0.3934</td><td>-0.5575</td><td>-0.1010</td><td>1.000000</td><td></td><td></td></tr><tr><td>CREDITFOURNI</td><td>-0.0444</td><td>0.1478</td><td>0.0572</td><td>-0.2628</td><td>-0.0575</td><td>1.000000</td><td></td></tr><tr><td>CROISSANCE</td><td>-0.2582</td><td>0.0039</td><td>-0.2222</td><td>0.1061</td><td>0.2546</td><td>-0.3371</td><td>1.000000</td></tr></table>
La matrice de corrélation montre une corrélation positive entre le Z-Score et l'indice de lerner, la concentration bancaire, le ratio du capital bancaire sur les actifs. Tandis qu'une relation négative s'observe entre la variable z-score et la propriété étrangère des banques, le crédit fourni au secteur privé, la croissance économique.
reg Zscore Lerner Concentration Propriete creditfourni croissance
Tableau 3: Estimation Par MCO(OLS)
<table><tr><td>Source</td><td>SS</td><td>df</td><td>MS</td><td rowspan="5">Number of obs = 90
F(6, 83) = 18.18
Prob > F = 0.0000
R-squared = 0.5679
Adj R-squared = 0.5367
Root MSE = 3.6628</td></tr><tr><td>Mode</td><td>1463.49249</td><td>6</td><td>243.915414</td></tr><tr><td>Residual</td><td>1113.55562</td><td>83</td><td>13.4163328</td></tr><tr><td>Total</td><td>2577.04811</td><td>89</td><td>28.9555968</td></tr><tr><td colspan="4"></td></tr></table>
<table><tr><td>Z-score</td><td>Coef.</td><td>Std. Err.</td><td>t</td><td>P>|t|</td><td>[95% Conf.</td><td>Interval]</td></tr><tr><td>Lerner</td><td>9.96693</td><td>4.423688</td><td>2.25</td><td>0.027</td><td>1.168391</td><td>18.76547</td></tr><tr><td>concentration</td><td>.0718672</td><td>.0310284</td><td>2.32</td><td>0.023</td><td>.0101529</td><td>.1335815</td></tr><tr><td>Propriete</td><td>-.1413428</td><td>.016913</td><td>-8.36</td><td>0.000</td><td>-.174982</td><td>-.1077036</td></tr><tr><td>Bankcapital</td><td>.2501365</td><td>.0971793</td><td>2.57</td><td>0.012</td><td>.0568507</td><td>.4434223</td></tr><tr><td>credit fourni</td><td>-.060848</td><td>.0140688</td><td>-4.33</td><td>0.000</td><td>-.0888302</td><td>-.0328658</td></tr><tr><td>croissance</td><td>-.7494658</td><td>.1874253</td><td>-4.00</td><td>0.000</td><td>-1.122247</td><td>-.3766843</td></tr><tr><td>_cons</td><td>18.12985</td><td>3.980116</td><td>4.56</td><td>0.000</td><td>10.21356</td><td>26.04614</td></tr></table>
Les résultats de la régression par l'estimateur MCO montre que la concurrence bancaire(Lerner), la concentration, la propriete, Bankcapital, creditfourni, et la croissance explique significativement la stabilitié financière au seuil de $1\%$ et $5\%$.
### b) Interprétation Des Résultats
Nos recherches sur le sujet ont révélé l'existence d'une littérature conséquente, soulignant l'intérêt de la sphère académique, mais aussi assurément des régulateurs et de la société, pour la stabilité financière. Cependant, la portée normative des travaux aussi bien théoriques qu'empiriques semble assez diffuse. Il ne se dégage, en effet, nullement de la littérature, une relation claire entre concurrence et stabilité financière. Alors que certaines études concluent à l'existence d'effets positifs, d'autres, en revanche, font valoir les effets adverses d'un excès de concurrence en termes de stabilité. La divergence marquée des résultats a conduit à la structuration de la littérature en deux paradigmes distincts. Ainsi, les études qui établissent un lien positif entre concentration et stabilité sont regroupées sous l'anglicisme concentration stability ou encore sous le terme competition fragility. Le second paradigme voit, quant à lui, la concentration comme une source de fragilité (concentration fragility), c'est-à-dire la concurrence comme stabilisatrice (competition-stability). Une accentuation de la concurrence serait ainsi, dans ce cadre, en mesure de stabiliser le système bancaire. La revue de littérature qui suit est partagée entre les apports théoriques d'une part, et les contributions empiriques d'autre part, de ces différents paradigmes.
Nos résultats montrent que la variable Lerner qui capte la concurrence bancaire en fonction du pouvoir de marché explique significativement la stabilité financière avec un coefficient positif de 9.96693. Cela signifie que lorsque la concurrence dans le secteur bancaire augmente d'une unité la stabilité financière augmente de 9.96693. Ces résultats corroborent avec notre première vision « concurrence-stabilité » ou « concentration-fragilité » qui soutient qu'une concurrence bancaire accrue améliore la stabilité du système financier en raison de son effets sur la baisse des taux de prêt réduisant ainsi la probabilité de défaut et par conséquent risque systémique (Boyd et De Nicolo, 2005; Tabak at al., 2012). Ces résultats sont identiques avec ceux trouver par les auteurs tels que Xiaoqing (Maggie) Fu at al. Analysent la concurrence bancaire et la stabilité financière utilisant des données sur 14 économies d'Asie-Pacifique de 2003 à 2009, Leurs résultats suggèrent qu'une plus grande concentration favorise la fragilité financière et que des prix plus bas induit également une exposition au risque bancaire. En outre, rien n'indique que les grandes banques de cette région pourraient mieux diversifier leurs portefeuilles. Allen N. Berger at al. (2008) étudie l'effet de la concurrence bancaire sur la stabilité dans 23 pays développés. Ils regressent les mesures du risque de crédit, risque bancaire et fonds propres bancaires sur plusieurs mesures du pouvoir de marché, ainsi que des indicateurs de l'activité environnement. Les résultats suggèrent que, conformément au point de vue traditionnel « concurrence-fragilité » les banques avec un plus grand pouvoir de marché ont également moins d'exposition à risque.
Franco at. al, (2014) examinent le lien entre la concurrence bancaire et la stabilité financière en utilisant la récente crise financière comme cadre. Dans l'ensemble, leur étude est cohérente avec une plus grande concurrence augmentent la stabilité financière.
Christopher at. Al, (2013) explorent la relation entre la concurrence bancaire et la stabilité du secteur financier en utilisant les données 20052010 pour dix pays africains. L'étude utilise une méthode généralisée des moments approche de régression des indices de stabilité bancaire - Z-score, ratio de prêts non performants et rendement actifs des banques sur les indices de concurrence bancaire - Lerner-Index,
Herfindahl-Hirschman Index total actifs et dépôts totaux de l'indice Herfindahl-Hirschman. Les résultats montrent une relation positive robuste relation entre le pouvoir de marché et la stabilité financière. Ceci suggère sans équivoque qu'il y a un arbitrage entre la concurrence bancaire et la stabilité du secteur financier dans ces pays, selon la vision concurrence-fragilité.
Nos résultats montrent que la concentration bancaire explique significativement la stabilité financière avec un coefficient positif de 0.0718672. C'est-à-dire que lorsque la concentration augmente d'une unité la stabilité financière augmente de 0.0718672. La concentration a un effet positif et effet stabilisateur sur la stabilité financière par le canal de la rentabilité. Cela appuie la preuve que les revenus supplémentaires liés à la concentration bancaire pourraient accroître le capital des banques et, par conséquent, leur capacité pour absorber les chocs négatifs lors des crises financières.
La propriété des banques étrangères explique significativement la stabilité financière avec un coefficient négatif de -0.1413428. Les banques étrangères pourraient bénéficier d'avantages concurrentiels par rapport à leurs homologues nationaux. Les banques étrangères utilisent technologies plus avancées en raison de la vive concurrence sur le marché intérieur. Les banques étrangères pourraient également être plus compétitives par rapport aux banques nationales en raison d'un marché actif pour le contrôle des entreprises dans le pays d'origine, et parce qu'ils ont accès à une maind'œuvre instruite et capable d'adopter de nouvelles les technologies. Ainsi le suivi des informations douces des clients dans les banques nationales est meilleur que dans les banques étrangères; étranger l'entrée bancaire peut nuire aux clients des banques et aggraver leur bien-être. Les banques étrangères présentent une efficacité supérieure à celle de leurs homologues nationaux, toutefois, les banques étrangères qui ont acquis des banques nationales ne semblent pas avoir amélioré leur efficience. Les banques sous contrôle étranger sont supposées avoir de moins bons résultats que banques sous contrôle national en raison de coûts plus élevés pour fournir les mêmes services financiers ou en raison de baisse des revenus. D'où La propriété étrangère a un effet négatif et est associée avec une plus grande prise de risque, c'est-à-dire moins de stabilité mesurée par le Z-score (un proxy de la distance au défaut). Toutefois, lorsqu'une banque appartient à des intérêts étrangers alors elle est associée à des risques plus élevés que les banques nationales.
Le ratio du capital bancaire sur les actifs explique significativement la stabilité financière avec un coefficient positif de 0.2501365. Cela s'explique par le fait que durant notre période d'étude la l'économie s'est caractérisée par une absence d'insolvabilité systémique, ce qui recouvre la maitrise du cycle financier, la maîtrise des prix d'actifs (solvabilité macroéconomique), et des bilans bancaires et financiers sains (solvabilité individuelle prévenant une contagion négative des conditions de financement).
Le crédit fourni au secteur privé explique la stabilité financière avec un coefficient négatif de - 0.060848. Cela peut s'expliquer par le fait que, vu la concurrence dans le secteur bancaire et un besoin de financement de la part des entrepreneurs, les banques se spécialisent dans des projets le plus risqués sans être sur de ne pas prêter à un mauvais emprunteur (aléa moral). La probabilité de défaut de l'emprunteur étant élevée, un choc de non remboursement de prêt entraine l'instabilité du système financier.
La croissance économique explique significativement la stabilité financière avec un coefficient négatif de -0.7494658. Une situation financière stable secteur est nécessaire à la croissance économique. Plus précisément, l'adéquation du capital et la liquidité dans le secteur financier sont des éléments importants pour stimuler la croissance économique. Ceci est dû au fait l'adéquation élevée des fonds propres protège les banques d'une éventuelle insolvabilité grâce à l'absorption les pertes susceptibles de se produire en raison de l'aléa moral et de la prise de risques élevés. Cela a un moyen de faciliter les transactions commerciales et, d'ailleurs, l'activité économique. Aussi, un l'augmentation de la liquidité augmente l'activité économique dans le sens où les investisseurs peuvent avoir facilement accès à des fonds au fur et à mesure des besoins à des fins productives.
La qualité des actifs est également importante dans le secteur financier. Une base de faible qualité des actifs influence négativement la croissance. Cela tient au fait que des proportions élevées de prêts non performants indiquent inefficacité dans le processus d'attribution des crédits et dans le système institué pour le prêt remboursement. Cela est souvent dû au problème de l'asymétrie de l'information, en particulier dans le secteur financier. Cela peut essentiellement entraver les investissements productifs et inhiber l'activité économique et la croissance. La stabilité financière exige clairement une rentabilité bancaire suffisante, des liquidités, des fonds propres et la qualité des actifs. Une condition préalable à la formulation de politiques efficaces pour améliorer la croissance économique consiste donc à comprendre les facteurs qui assurent la stabilité financière. Ces résultats affirment notre hypothèse selon laquelle la concurrence bancaire à un effet positif sur la stabilité financière de quelques pays en Afrique subsaharienne.
## V. CONCluSioN
Cette recherche consistait à montrer les effets de la concurrence bancaire sur la stabilité financière de quelques pays d'Afrique subsaharienne. Ainsi une hypothèse a été formulée selon laquelle, la concurrence bancaire a un effet positif sur la stabilité financière de quelques pays d'Afrique Subsaharienne. Nos résultats montrent que la variable Lerner qui capte la concurrence bancaire en fonction du pouvoir de marché explique significativement la stabilité financière avec un coefficient positif de 9.96693. Cela signifie que lorsque la concurrence dans le secteur bancaire augmente d'une unité la stabilité financière augmente de 9.96693. Ces résultats corroborent avec notre première vision « concurrence-stabilité » ou « concentration-fragilité » qui soutient qu'une concurrence bancaire accrue améliore la stabilité du système financier en raison de son effet sur la baisse des taux de prêt réduisant ainsi la probabilité de défaut et par conséquent risque
systémique. Ces résultats nous ont permis d'affirmer notre hypothèse de départ. Comme recommandations, les dirigeants de ses pays devront favoriser le climat des affaires en réduisant les restrictions dans le secteur bancaire, stimuler les investissements directs à l'étranger dans le but de permettre une concurrence qui améliorera la stabilité financière et fournir une bonne prestation des services financiers.
### ANNEXES
### a) Le Test De Ramsey Reset
Le test de Ramsey reset permet de tester l'omission des variables explicatives pertinente et une mauvaise spécification du modèle (Kangni, 2005).
Tableau 4: Test De Ramsey
<table><tr><td>Ramsey RESET Test using Powers of the Fitted Values of Hstatistic</td></tr><tr><td>Ho: model has no omitted variables
F(3, 82) = 0.40
Prob > F = 0.7543</td></tr></table>
La probabilité du test est de 0.7543, on ne peut donc pas rejeter l'hypothèse Ho au seuil de $5\%$ ou $1\%$. Il n'y a pas donc omission des variables
### b) Le test de normalité de résidu
Le test skewness/Kurtosis est un test d'hypothèse qui cherche à déterminer si les données suivent une loi normale. Pour le tester nous pouvons émettre l'hypothèse suivantes: H0: il y a normalité des résidus, H1; pas de normalité des résidus. Si la P est inférieure à $5\%$ on rejette l'Hypothèse nulle.
Tableau 5: Test De Normalité De Résidu
<table><tr><td colspan="6">Skewness/Kurtosis tests for Normality ---- joint ----</td></tr><tr><td>Variable</td><td>Obs</td><td>Pr(Skewness)</td><td>Pr(Kurtosis)</td><td>adj chi2(2)</td><td>Prob>chi2</td></tr><tr><td>residu</td><td>90</td><td>0.8218</td><td>0.4563</td><td>0.62</td><td>0.7348</td></tr></table>
La probabilité du test est de 0.7348, on ne peut donc pas rejeter l'hypothèse Ho de normalité des erreurs au seuil de $5\%$ ou $1\%$.
Generating HTML Viewer...
References
37 Cites in Article
A Adalgiso,B Cristian,B Marinella,P Anna (2021). Market Structure and Financial Stability: the Interaction between Profit-Oriented and Mutual Cooperative Banks in Italy.
H Afifa,A Filali,F Fatine (2013). Determinants of Banking Competition in Morocco and Evaluation of the Structural Reforms.
D Aikman,G Hadane,B Nelson (2015). Curbing the credit cycle.
Allen Wood,G (2006). Defining and achieving financial stability.
B Allen,K Leora,T Rima (2008). Bank Competition and Financial Stability.
N Alphonse (2019). Stabilité bancaire, digitalisation financière, économie informelle et catastrophes naturelles: quatre enjeux de politique économique.
G Bekmurodova (2016). Banking Competition and Stability: Comprehensive Literature Review.
Bending (2016). Graphique 0.3. Investissement dans la R-D et financement par le secteur privé dans une sélection de pays, 2009.
Nađa Đurić,Andrijana Đurđević,Zlata Đurić (2025). THE IMPACT OF THE COVID-19 CRISIS ON BANKING MARKET CONCENTRATION AND COMPETITION IN THE WESTERN BALKANS.
John Boyd,Gianni De Nicoló (2005). The Theory of Bank Risk Taking and Competition Revisited.
Brian Lynn,L Jeffrey,N,Tjomme (2016). Bank Competition and Financial Stability: Evidence from the Financial Crisis.
A Brian,L Lynn,N Jeffrey,O Tjomme (2016). Bank Competition and Financial Stability: Evidence from the Financial Crisis.
A Carol (null). Chaptre 6 : Réglementation prudentielle et concurrence dans le secteur bancaire : trouver le bon dosage.
L Chien-Chiang,H Meng-Fen (2013). Bank reforms, foreign ownership, and financial stability.
M Chileshe (2017). Bank competition and financial system stability in a developing economy: does bank capitalization and size matter?.
J Christopher,G Tendai,N Miracle (2013). Investigating The Effect Of Bank Competition On Financial Stability In Ten African Countries.
L Florian (2012). Effet de la concurrence sur l'efficience bancaire en Afrique: Le cas de l'UEMOA.
F Franco,S Davide (2014). Competition and financial stability in European cooperative banks.
D Francoise,P Christian,Guillaume Jean,Sahuc (2015). Politique monétaire.
A Franklin,G Douglas (2004). Competition and Financial Stability.
H Helmi,S Rashid (2009). La concurrence dans le marché bancaire à l'ère de l'économie numérique: le cas français.
L Jacolin (2017). Le mouvement de déconcentration des systèmes bancaires en Afrique subsaharienne.
Jin Kwang,K (2013). Bank competition and financial stability: A comparison of commercial banks and mutual savings banks in Korea.
Joshua (2011). Financial stability and economic growth: a cross-country study.
K Kangni (2005). Software Updates.
S Kenneth,M Carmen (2009). This Time is Different: Eight Centuries of Financial Folly.
Jand Luc,N Alphonse (2017). Le mouvement de déconcentration des systèmes bancaires en Afrique subsaharienne.
E Marie-Claude (2013). la véritable histoire de la crise financière 2008.
Mohamed Timoumi,I Rami,Z Banking Concentration and Financial Stability » New Evidence from Developed and Developing Countries.
A Mohammed (2014). Opérations bancaires et prévisions : la panique bancaire.
Ocde (2010). Competition, Concentration and Stability in the Banking Sector.
D Olivier,P Christian,Guillaume Jean,Sahuc (null). Facteurs de risque pour la stabilité financière liés au compte financier.
F Raúl,G Jesús (2015). The relationship between bank competition and financial stability: a case study of the Mexican banking industry.
M Reinhart,S Rogoff (2009). International Aspects of Financial-Market Imperfections.
L Salma (2015). Banks' stability-efficiency within dual banking system: a stochastic frontier analysis.
C Stijn,L Luc (2004). bank Drives competition?, some international evidence.
M Xiaoqing,R Yongjia,M Philip (2015). Bank Competition and Financial Stability in Asia Pacific.
No ethics committee approval was required for this article type.
Data Availability
Not applicable for this article.
How to Cite This Article
Nakuno BALEMBA. 2026. \u201cEffects of Banking Competition on Financial Stability: Cases of Some Countries in Sub-Saharan Africa\u201d. Global Journal of Management and Business Research - C: Finance GJMBR-C Volume 23 (GJMBR Volume 23 Issue C4).
Explore published articles in an immersive Augmented Reality environment. Our platform converts research papers into interactive 3D books, allowing readers to view and interact with content using AR and VR compatible devices.
Your published article is automatically converted into a realistic 3D book. Flip through pages and read research papers in a more engaging and interactive format.
Our website is actively being updated, and changes may occur frequently. Please clear your browser cache if needed. For feedback or error reporting, please email [email protected]
Thank you for connecting with us. We will respond to you shortly.